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Faire société c’est nouer des alliances, si la solidité d’une chaine dépend de la rigueur de ces maillons, dans notre société la solidarité, nécessaire au bien vivre ensemble, se nourrit de notre capacité à faire communion autour de nos Eritaj. Le débat-populaire – Bokantaj – est un outil de communion important car chacun de nous y est libre d’apporté sa contribution. L’échange est au cœur du Bokantaj Road : autour d’un thème nous nous réunissons afin de le questionner, c’est-à-dire tenter de décortiquer ce que l’on pense être naturel. Le premier Bokantaj Road de l’année 2018 se tint le 27 février et fut réaliser en partenariat avec le Mémorial ACTe. Le thème choisi : Eritaj an Mas. Quelle est la place du Mas dans nos vies, comment définissons-nous le Mas, quel rapport entre Mas et Carnaval ? Des questions qui traversent la société guadeloupéenne. Ce premier Meet-up Kiltirel s’est donc concentré sur un moment initiateur de l’année culturelle guadeloupéenne. Que l’on soit acteur, spectateur ou indifférent à ce moment, la période carnavalesque marque de façon indélébile l’année Guadeloupéenne. Ce fut l’occasion d’échanger autour de l’histoire du carnaval et de son actualité. L’importance de notre Carnaval résulte de la pluralité des modes d’expression et des symboliques qui lui sont attachés. Du Mas A St Jean, teinté de revendication politique depuis la fin des années 60, aux plumes légères et aux strass étincelant des groupes à caisses claires en passant par les groupes à « ti-mass », ce moment est celui d’une délivrance, des corps, des esprits et d’incarnation du lien social. Nous avons tous vécu ce moment ou emporté par la ferveur d’un groupe nous nous retrouvons à échanger avec de parfaits inconnus. Sourires, Spices et Sensation, sont les trois S carnavalesques. Notre carnaval n’est pas comme les autres, c’est ce qui ressort des interventions de nos invités, à la fois des acteurs et des observateurs aguerris du cycle carnavalesque : Jacqueline Birman Seytor, Docteur et auteur de l’ouvrage Mas a Senjan Louis Collomb, Président de l’Office du Carnaval, acteur s’il en est de ce moment important de notre société. Yannick « Yarma » Maillard (KARATA), cameraman, devenu figure incontournable du carnaval, notamment pour nos compatriotes expatriés souhaitant revivre l’authenticité des gwoup a po. Nos trois intervenants ont initié le BOKANTAJ en partageant leurs expériences en tant qu’acteurs mais aussi en tant qu’observateurs. Dans une salle bondée, les questions, observations et critiques ont fusées. L’engouement propre à la période carnavalesque se retrouvait dans l’entrain des interventions. Ainsi qu’elle différence entre « Carnaval et Mas ? » demanda un participant du Bokantaj. Une question clivante car elle semblait dire « pouvons-nous associer le Mas et sa dimension politique au « wélélé » propre aux caisses-claires ? » Après de nombreux échanges, ils semblent qu’en définitive le politique soit partout et nulle part à la fois, la revendication peut être le fait de n’importe quel groupe car s’ils se différencient tous par leur originalité, leur sonorité et leurs costumes, ils participent tous de cet ERITAJ AN MAS que nous étions tous venu interroger ce soir-là, non loin de Darboussier. COMMUNION…mais débat aussi : « pourquoi parler des seuls mas a senjan quand on souhaite échanger autour des gwoup a po ? quid des groupes à peaux de la Basse-Terre, de Racine à Voukoum ? » Si notre chercheuse précisa habilement que son objet d’étude était circonscrit à la région pointoise, tout en évoquant d’autres lieu d’exercice du son sur peau, il va sans dire que cette question fut ardemment débattue, l’occasion de creuser un peu plus notre Eritaj. Bien évidemment, l’objectif du BOKANTAJ Road n’est pas de l’ordre du dogme. Il s’agit plutôt de nous faire nous interroger sur ce que nous pensions savoir de cet Eritaj. A l’issue des débats, la concorde revint sous les traits du talentueux Dimitri Paul, véritable pont entre tradition et modernité. Avec sa voix pour orchestre, son charisme pour métronome, il nous fit revivre les chants traditionnels du Mas teintés, parfois de la mélodie douce-amère d’un certain Stromae. Ainsi démarra notre itinéraire. Le Bokantaj Road c’est remonter "la route de la canne" de Darboussier à Petit-Canal pour découvrir ou redécouvrir l’essence de notre société : ERITAJ AN NOU. @fordi_atypikal

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