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Bambaras, Tacouas, Cotocolis, Coromantins, Judas, Ayos, Nagos,  Ibos, Aradas puis les Congos arrivés « libres », les origines ethniques du peuplement noir de nos Antilles sont diverses et complexes. Brunetti, dans son mémoire de 1660 dit qu'on achetait les esclaves «au royaume d'Angola» et le long de la côte de Guinée, et le P. Pelleprat précise la complexité ethnique des esclaves: «Les nègres qu'on transporte aux îles sont de diverses nations d'Afrique, d'Angola, du Cap Vert, de la Guinée, du Sénégal et de quelques autres terres voisines de la mer. On compte dans les îles jusqu'à treize nations de différentes langues.» La traite ne s'est pas méthodiquement développée en commençant par la pointe occidentale de la côte d'Afrique, s'étendant vers le fond du golfe de Guinée, puis atteignant le Congo, puis l'Angola. Dès le milieu du XVIIe siècle, à côté d'esclaves tirés des bords du Sénégal, on trouve des Aradas venant du Dahomey, des Mines du Ghana et beaucoup d'Angolas. Mais, sans jamais cesser de fournir des esclaves au XVIIIe siècle, de l'Ouest du bas Niger, ce furent par très grands groupes qu'arrivèrent des Aradas puis après 1770 les Congos, achetés surtout par les planteurs caféiers. Ce ne sera qu'après 1774, qu'apparaîtront des Mozambiques.  La plupart des peuples cités sont de la côte, sel les Bambaras viennent des des terres lointaines les Bambaras par le fleuve Sénégal, les Haoussas du haut Nigéria et quelques individus des ethnies de la boucle du Niger. En arrivant les peuples se mélangent et entremêlent leurs cultures respectives. Ainsi certains mots ou onomatopée de la langue créole viennent directement de langues Ewe, Lingala, kikongo ou encore bien d’autres. Soukougnan, Pé! , Malanga, Gonbo ont fait un voyage depuis l’Afrique presque intacte pour se retrouver dans notre créole courant. La tradition n'est pas en reste, car il existe en Guadeloupe une très ancienne tradition orale de transmission, qui a pu être conservé dans une moindre mesure qu'en Afrique où le rôle dédié au griot est très codifié. Par exemple, c'est le griot qui est l'intermédiaire entre un seigneur et son peuple, et c'est à lui qu'on s'adresse en présence du roi. Cette organisation n'ayant pas été apportée, les connaissances des premiers orateurs ne sont pas parvenues jusqu'à nos ancêtres de Guadeloupe. Mais ils ont perpétué la tradition de l'oralité par les séances de contes dans les veillées. Malheureusement, si des listes d’esclaves existent - qui comptabilise méthodiquement les origines présumées des esclaves, elles nous renseignent peu sur le vécu des africains déportés. Les écrits servent à la comptabilité, à retranscrire la vie de la plantation surtout du côté des côlons.  À partir de 1848, attiré par les promesses alléchantes des recruteurs qui ne reculent devant aucunes ruses,  environ 21000 hommes pour la plupart très jeunes ont émigrés en Guadeloupe (6000), Martinique et Guyane.Très peu sont retournés sur le continent.  Ces africains sont en majorité des BaKongo (Congolais du royaume Kongo) puis  Sierra-Leone ou encore du Gabon.  Même si le nombre de ces engagés est moindre en Guadeloupe, et alors qu’ils sont arrivés dans des conditions identiques dans l’île soeur, ils ont laissé une forte empreinte ici., l’une des plus forte des Petites Antilles.  Les apports culturels issus de cette origine sont manifestes et nombreux. Ils concernent les noms de personnes, de lieux, la langue créole de la Guadeloupe, mais aussi l’alimentation et la musique. Les Africains réduits en esclavage sont devenus anonymes, sans passé. L’une de difficultés actuelle est de démêler les différents apports régionaux. Néanmois, depuis quelques années, les Guadeloupéens afrodescendants sont de plus en plus nombreux à faire des démarches  de retour pour trouver l’ancêtre répertorié sous un matricule: trouver ses origines, l’histoire personnelle de leur ancêtres.    LE SAVIEZ-VOUS? La plupart des spécialistes du gwoka attribuent le rythme menndé , l’un des 7 rythmes de base, aux immigrants kôngo arrivés après 1848. En effet, la similitude est grande entre le menndé et certains rythmes kôngo actuels, tel que le walla des Lâri du Congo-Brazzaville. Le rythme gwo siwo que joue le groupe Voukoum de Basse-Terre lors du carnaval pour accompagner le mas a kongo, le « costume » qui rappelle la part kôngo et africaine des Guadeloupéens. (source LAMECA)

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