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Après l’Abolition de l’Esclavage, les plantations sucrières sont délaissées par les anciens esclaves. Pour avoir la main d’oeuvre nécessaire, de 1849 à 1889 ils sont 50 000 à être introduits en Guadeloupe. Les Indiens forment de très loin le groupe le plus nombreux, avec près de 43.000 arrivants. Certains arrivés là au gré des choix de  l'administration coloniale « afin de décider quelle est la race qui convient le mieux » au climat de l'île et au besoin de main d'oeuvre des planteurs.  Ils débarquent avec un contrat de 5 ans  prévoyant logement, vêtements, nourriture, salaire et paiement de leurs frais de rapatriement vers l’Inde. Mais les faits sont bien différents. Les rapatriés - entre 20 et 25% des débarqués - sont principalement ceux que les propriétaires appellent les «non-valeurs», c'est-à-dire les malades, les handicapés et les fous. Plus de la moitié d’entre eux meurt dans la colonie. En 1892, on dénombre moins de 16000 immigrants indiens. 

L’intégration des Indiens est difficile: méprisés par les Blancs, mal vus par les Noirs, ils vivent à l’écart sur l’habitation. Mais ils ont malgré tout fortement imprégnés la culture populaire de l’île tout en changeant eux même. Nous leur devons les traditions culinaires typiques comme par exemple le Colombo d’origine tamoul ou certains mots dans le créole: « nanni-nannan, pawoka, massalé »  ou encore le madras, tissu emblématique de la Guadeloupe. Les Guadeloupéens d’origine indienne, ont réussi à conserver de nombreux éléments de leur patrimoine culturel et même un syncrétisme étonnant, le catholicisme a conquis tous les foyers hindous ; ce qui ne fait nullement obstacle à la pratique simultanée de leur propre religion. Les temples hindous ont fleuri dans les campagnes où les cultes sont régulièrement pratiqués. D’autres groupes viendront d’Asie dans la seconde moitié du XIXème siècle, les vietnamiens (anciennement annamites) par exemple, qui sont des déportés politiques pour faits de résistance à la pénétration française en Indochine. A noter, la venue des Chinois et des Japonais, organisée en 1894, pour la première fois un organisme privé, une banque, le Crédit foncier coloniale. Les Japonais ne resteront pas longtemps: une année. A la suite d'une grève, ils sont rapatriés. 

LE SAVIEZ-VOUS?

Le Salaco, chapeau typique des Saintes fait son apparition avec les Annamites condamné à cinq ans de travaux forcés au bagne en 1873. Certains sont restés pour se livrer à l’agriculture. 

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