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Les « syro libanais » de Guadeloupe Henri DEBS, Camille JABOUR, Maryse ROMANOS, ces noms associés résonnent spontanément dans l’imaginaire des Guadeloupéens. C’est la preuve du fort ancrage de la communauté « syro-libanaise » dans la société guadeloupéenne.

Qui sont-ils ? Ils sont pour la plupart des chrétiens maronites, originaire de l’actuel Liban et des Syriens proprement dits de religion grecque orthodoxe. Quand et pourquoi viennent-ils en Guadeloupe ?

L’émigration de ces populations commence dans la deuxième moitié du 19ième siècle lorsque les troupes de Napoléon III se portèrent au secours des chrétiens massacrés par les musulmans dans les régions de peuplement mixte tels que Damas. Ces derniers prennent la direction des Amériques, considérés à cette époque comme l’eldorado. Les Antilles françaises, étapes dans leur périple, devinrent des territoires d’élection pour certains. Elle s’acheva avec la fin du mandat français sur le Proche Orient. Les populations ont dû faire un choix entre prendre la nationalité française et conserver sa première identité. Beaucoup ont fait le choix de la France. Il faut aussi ajouter l’arrivée de Syriens et Libanais chassés des îles anglaises environnantes et de Haïti et Saint Domingue. En 1956, sur un million de Libanais installés dans le monde, seuls 15 000 se trouvaient dans les territoires français (Antilles françaises comprises)

Aujourd’hui, il est très difficile d’évaluer le nombre de « Syro-Libanais » installés en Guadeloupe. Certaines familles en sont à la quatrième voire à la cinquième génération à naitre sur notre sol commun. Une communauté syro libanaise fait partie intégrante de la population créole antillaise La place des nouvelles générations reste importante dans le commerce mais les jeunes ont tendance à essaimer toutes les sphères de la vie économique et sociale de notre territoire : chirurgiens, avocats, professeurs. C’est le signe d’une véritable intégration à la population créole de notre territoire.

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